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Mon manager, un bonimenteur ?!

03/03/2021

Mon manager, un bonimenteur ?!

Bonjour à tous, 

 

En début de semaine, je vous publiais sur les réseaux sociaux, la citation de Simon Sinek « Bâtir la confiance ne réclame rien de plus que de dire la vérité ». Cette citation introduit parfaitement le sujet que je souhaite traiter aujourd’hui : « Mon manager, un bonimenteur !? ». 

 

Dire la vérité en tant que manager me semble central. Pourtant, c'est un exercice très difficile : entre la peur des réactions, la perte de contrôle de l'information, la crédibilité ... Il est parfois très tentant de mentir. Le risque ? La perte de confiance entre le manager et ses collaborateurs. 

 

Nous verrons dans cet article, l'importance de la vérité au cœur du management. 

 

 

D’après les sondages, les managers ont une forte tendance à recourir aux mensonges : chez les cadres 75 % des femmes et 83 % des hommes n’ont pas souhaité dire la vérité pour ne pas donner les raisons d’une mauvaise nouvelle. (Source : Qapa.fr 2017). Et oui, être manager implique une petite dose de courage… ce qui est loin d’être la partie la plus simple du poste et je le conçois entièrement.


Cependant, entendre votre responsable vous dire « tu sais, ce n’est pas de ma faute, c’est une directive globale de ne pas augmenter les salaires », alors que tu sais que Roberte de la compta a reçu une augmentation, évidemment, cela peut tendre un peu les relations. En résumé, il n’assume pas ses décisions ou pire sa non prise de décisions.


Pourtant, assumer en son nom, ses choix, ses actes et ses valeurs est la première étape pour établir une base saine, de confiance entre un manager et ses équipes.

 Autrement dit, pour moi, un bon manager est avant tout une personne intègre : « Intègre est un terme employé pour qualifier quelqu'un d'entier, honnête, qui est incorruptible et qui est sans failles. » (Définition l’internaute.fr) 


Si vous avez lu la première KOSAPPY interview avec le Lieutenant-Colonel Benoit.A, j’évoquais l’importance de la confiance sur les terrains d’opération entre les membres de l’équipe mais surtout en leur responsable d’équipe. Cette confiance se cultive par l’exemplarité du chef sur son autorité de compétences mais surtout sur son autorité morale. Un manager qui agit donc de manière différente entre ses mots et ses actes, qui a recours aux mensonges peut rompre définitivement ce pacte tacite de confiance dès lors que la situation sera révélée.


Selon moi, bâtir la confiance en tant que manager c’est donc : 
-    Être capable de dire à ses collaborateurs ce qu’ils ont besoin d’entendre pour les guider dans leurs objectifs (positifs comme négatifs) et non pas ce qu’ils veulent entendre. 
-    Être capable d’être honnête quand nous ne sommes pas d’accord avec le collaborateur, en cas d’erreur ou de faux pas par exemple.
-    Être capable d’être honnête quand nous sommes d’accord. (Tout aussi important !)
-    Être capable de créer un espace de dialogue où les choses peuvent être dites sans craintes (des deux parties), où les problèmes sont accueillis dans l’objectif d’y trouver une solution.
-    Être capable de transférer l’information telle qu’elle est à l’ensemble de l’équipe concernée. 

 

En résumé, bâtir la confiance, c’est être capable de dire la vérité et être capable de l’écouter ! 

 

Pourquoi la confiance est-elle essentielle ? 


Je répondrai à l’interrogative par d’autres questions …
Sans ce contrat de confiance, comment croire et accepter les décisions du manager ? Le fait-il dans son propre intérêt ou le fait-il dans l’intérêt du collectif ? Pourquoi devrais-je m’impliquer dans une entreprise dont je ne comprends pas le projet global ?  Pourquoi devrais-je partager mes idées avec l’équipe si elles sont utilisées à mauvais escients demain ? ou que mes idées partent pour le mérite de quelqu’un d’autre ?  
Si votre réponse en tant que manager est « Parce que c’est comme ça »… démissionnez ! Si on vous répond « Parce que c’est comme ça » … démissionnez (ou du moins regardez les offres dans l’entreprise voisine…) ! 

 

Pour terminer cet article, je voudrais souligner que cette responsabilité de vérité, n’incombe pas seulement aux managers, elle doit avant tout être impulsées par les dirigeants de l’entreprise. Créer un sentiment de confiance, devrait s’intégrer dans la stratégie globale.  Dans cette optique, cela implique que la vérité n’est pas un pouvoir de supériorité et qu’il est inutile de vouloir assoir son autorité (ou manque d’autorité) par la manipulation de l’information. Plus les prises de décisions seront saines et transparentes, plus elles créeront un lien de confiance et rendront légitimes l’autorité des responsables.